La Pax Romana (Paix romaine) désigne la période de stabilité et de paix relative qui s’étend de l’accession d’Auguste au pouvoir en 27 avant J.-C. jusqu’à la mort de Marc Aurèle en 180 après J.-C., soit environ 207 ans. Durant cette période, l’Empire romain, qui s’étendait de l’Écosse à l’Irak actuel, maintint des frontières stables et une administration efficace permettant un essor économique et culturel sans précédent en Occident. Edward Gibbon, dans son « Déclin et Chute de l’Empire Romain » (1776), décrit cette période comme « celle où la condition de la race humaine était la plus heureuse et la plus prospère ».
Catégorie : Fait histoire
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La plupart des momies égyptiennes ont été découvertes par des pilleurs de tombes
Paradoxalement, la majorité des artefacts égyptiens dans les musées du monde proviennent de tombeaux pillés, souvent par les Egyptiens eux-mêmes dès l’Antiquité. La Vallée des Rois, censée être inviolable, était régulièrement pillée par les ouvriers qui l’avaient construite. Des papyrus judiciaires de l’époque de Ramsès IX (vers 1110 avant J.-C.) documentent des procès pour pillage de tombes royales. Seule la tombe de Toutankhamon (découverte par Howard Carter en 1922) est parvenue pratiquement intacte jusqu’à nous, bien qu’elle ait fait l’objet de deux tentatives de pillage dans l’Antiquité.
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Isaac Newton a inventé le chat de porte mural
Isaac Newton (1643-1727), en plus de la gravité universelle, des lois du mouvement, du calcul différentiel et de l’optique, est crédité d’une invention beaucoup plus modeste mais quotidiennement utile : la chatière. La légende raconte que Newton, perturbé dans ses expériences par ses chats qui grattaient à la porte, aurait fait découper deux trous (un grand pour la mère, un petit pour les chatons) dans la porte de son laboratoire à Cambridge. Bien que l’invention préexistât peut-être, cette histoire est devenue partie intégrante de sa biographie populaire et reste difficile à vérifier ou infirmer avec certitude.
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La Grèce antique a pratiqué la démocratie directe pendant 170 ans
La démocratie athénienne, fondée par Clisthène en 507 avant J.-C. et réformée par Périclès vers 461 avant J.-C., est considérée comme la première démocratie de l’histoire. Dans ce système, tous les citoyens masculins (environ 30 000 sur 300 000 habitants) pouvaient participer directement à l’assemblée (Ecclesia) qui prenait toutes les décisions. Cette démocratie directe fonctionna jusqu’à la conquête macédonienne en 338 avant J.-C., soit environ 170 ans. Elle excluait les femmes, les esclaves (environ 30% de la population) et les métèques (résidents non-citoyens), ce qui la distingue fondamentalement des démocraties modernes.
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Leonardo da Vinci était végétarien et achetait des oiseaux pour les libérer
Léonard de Vinci (1452-1519) était végétarien, ce qui était extraordinairement rare à la Renaissance. Des sources contemporaines, dont l’explorateur Andrea Corsali dans une lettre à Giuliano de Médicis (1515), le mentionnent comme refusant de manger toute chair animale. Leonardo avait une fascination profonde pour la nature et les animaux : il achetait régulièrement des oiseaux en cage sur les marchés de Florence uniquement pour les libérer. Il écrivait dans ses carnets : « Un jour viendra où les hommes considèreront le meurtre des animaux comme ils considèrent maintenant le meurtre d’autres hommes. »
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Alexandre le Grand n’a jamais perdu une seule bataille
Alexandre le Grand (356-323 avant J.-C.), roi de Macédoine, est l’un des généraux les plus remarquables de l’histoire militaire. En treize ans de campagnes (334-323 avant J.-C.), il conquit un empire s’étendant de la Grèce à l’Inde et ne perdit jamais une seule bataille rangée, que ce soit contre les Perses à Issos et Gaugamèles, contre les Indiens à l’Hydaspe ou contre d’autres ennemis. Son génie tactique incluait des charges de cavalerie personnelles aux points critiques, une logistique remarquablement efficace pour l’époque et une capacité à adapter ses tactiques à des adversaires très différents.
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Les Romains avaient du chauffage central sous le sol
L’hypocauste était un système de chauffage central par le sol utilisé dans les villas, thermes et palais romains à partir du IIe siècle avant J.-C. Un sol surélevé sur des piliers de briques (suspensurae) permettait à l’air chaud produit par un foyer extérieur (praefurnium) de circuler sous les dalles et dans les murs creux (tubuli). Les thermes publics utilisaient ainsi maintenir des températures différentes dans leurs différentes salles (frigidarium, tepidarium, caldarium). Ce système a disparu avec la chute de l’Empire et n’a été réintroduit en Europe occidentale que 1 500 ans plus tard.
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L’écriture cunéiforme est le plus vieux système d’écriture connu
L’écriture cunéiforme, développée par les Sumériens en Mésopotamie (actuel Irak) vers 3300-3200 avant J.-C., est le plus ancien système d’écriture connu. Elle tire son nom des caractères en forme de coin (cuneus en latin) produits en pressant un stylet en roseau dans des tablettes d’argile encore humide. À l’origine idéographique (un dessin par concept), elle devint progressivement syllabique. Elle servait principalement à la comptabilité et au commerce (listes de biens, contrats), avant d’être utilisée pour la littérature, dont la plus ancienne œuvre littéraire connue : l’Épopée de Gilgamesh (vers 2100 avant J.-C.).
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Copernic publia sa théorie héliocentrique l’année de sa mort
Nicolas Copernic (1473-1543) développa sa théorie du système solaire héliocentrique (le Soleil au centre, pas la Terre) pendant plusieurs décennies mais hésita longtemps à la publier, craignant les réactions de l’Église et de la communauté scientifique. Son œuvre majeure, « De revolutionibus orbium coelestium », fut publiée en 1543, la même année que sa mort. La légende dit qu’il reçut le premier exemplaire imprimé quelques heures avant de mourir d’une apoplexie. Son modèle fut d’abord peu contesté par l’Église catholique ; c’est Galilée, qui défendit Copernic un siècle plus tard, qui eut des problèmes avec l’Inquisition.
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La Guerre de Sécession américaine n’était pas uniquement à cause de l’esclavage
La Guerre de Sécession américaine (1861-1865) a des causes multiples et complexes. Si l’esclavage en est la cause fondamentale (l’économie du Sud dépendait entièrement du travail esclave), les tensions incluaient aussi les droits des États face au gouvernement fédéral, les tarifs douaniers protectionnistes favorables au Nord industriel mais pénalisant le Sud agricole exportateur, et des différences culturelles profondes entre Nord et Sud. Les États confédérés ont également justifié leur sécession par des arguments constitutionnels sur la souveraineté des États. L’esclavage reste cependant la pierre angulaire de tous ces conflits.

