L’accord du participe passé est considéré par les linguistes comme l’une des règles grammaticales les plus complexes et les plus arbitraires de toutes les langues européennes. En résumé simplifié : avec l’auxiliaire « être », le participe s’accorde avec le sujet ; avec l’auxiliaire « avoir », le participe s’accorde avec le complément d’objet direct SI ce COD est placé AVANT le verbe. Exemple : « Les fleurs que j’ai cueillies » (COD « que » = les fleurs, féminin pluriel, placé avant → accord) vs « J’ai cueilli des fleurs » (COD placé après → pas d’accord). Des cas particuliers complexifient encore : les verbes pronominaux, les infinitifs liés, les verbes impersonnels. Des études montrent que même 80% des adultes français cultivés font régulièrement des erreurs sur ces règles à l’écrit. La linguiste Nina Catach et d’autres réformateurs de l’orthographe ont proposé de simplifier radicalement ces accords. La réforme de l’orthographe de 1990 (recommandations de l’Académie) n’a pas touché à ces règles. Le Québec a une approche pédagogique différente : certains grammairiens québécois enseignent une version simplifiée de ces règles.
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