En 2023, une étude publiée dans la revue Nature a examiné les structures d’oreille interne fossilisées d’Edmontosaurus et d’autres dinosaures, analysant la cochlée (organe de l’audition) préservée dans l’os pétreux (la partie la plus dure du crâne). La taille et la forme de la cochlée permettent d’estimer la gamme de fréquences qu’un animal percevait le mieux : les animaux sensibles aux sons graves ont généralement des cochlées plus longues. Les hadrosaures comme l’Edmontosaurus semblent avoir été sensibles à des fréquences basses, cohérent avec les sons basses fréquences produits par leurs crêtes creuses. Les études de conduit auditif de plusieurs théropodes suggèrent une sensibilité similaire aux oiseaux actuels, particulièrement pour les fréquences moyennes. Ces recherches permettent lentement de reconstituer le paysage sonore des écosystèmes mésozoïques, dominé par des grondements et bourdonnements graves plutôt que des rugissements cinematographiques.
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