Le homard américain (Homarus americanus) présente l’une des biologies du vieillissement les plus étranges du règne animal : il ne montre aucun signe de sénescence biologique observable avec l’âge. Contrairement à la plupart des animaux, les vieux homards ne deviennent pas moins fertiles, plus lents ou plus malades — les plus grands spécimens sont aussi actifs que les jeunes. Ce phénomène est lié à leur enzyme télomérase qui répare activement les télomères (extrémités chromosomiques qui raccourcissent à chaque division cellulaire chez la plupart des animaux, causant le vieillissement). Les homards, même très âgés, maintiennent une activité télomérasique élevée. Théoriquement, un homard pourrait vivre indéfiniment en l’absence de prédateurs, maladies et pêche. En pratique, ils finissent par mourir d’épuisement lié à la mue (processus d’autant plus coûteux énergétiquement avec l’âge) ou de maladies. Des homards âgés de 100 ans ont été documentés. Le plus vieux homard connu, surnommé ‘Georges’, pesait 9 kg et était estimé à 140 ans quand il fut capturé au Canada.
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