Les polypes coralliens, malgré leur absence de système nerveux central, sont des bio-indicateurs d’une sensibilité extraordinaire. Ils peuvent détecter et réagir à des variations de température aussi faibles que 0,1°C — l’équivalent d’un thermomètre de précision biologique. C’est cette hypersensibilité thermique qui est au cœur du drame du blanchissement corallien : quand la température de l’eau excède leur seuil optimal de seulement 1 à 2°C pendant quelques semaines, les coraux expulsent leurs zooxanthelles photosynthétiques (leur principale source d’énergie), blanchissent et meurent de famine. Le Grand Récif de Corail australien a subi 5 épisodes de blanchissement massif depuis 2016. En 2022, un épisode de blanchissement a touché plus de 91% du récif simultanément — le pire jamais enregistré. Des scientifiques étudient des espèces de coraux des eaux chaudes du golfe Persique qui tolèrent 35°C — pour tenter d’identifier des gènes de résistance thermique qui pourraient être sélectionnés ou introduits dans les coraux des récifs menacés.
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