Le mot « candidat » est l’un des nombreux mots politiques français directement hérités du latin, témoignant de l’influence durable de la Rome antique. En latin, « candidatus » désigne celui qui brigue une magistrature à Rome. Il vient de « candidus » (blanc, éblouissant) car les aspirants aux fonctions publiques romaines revêtaient une toge d’un blanc éclatant (blanchie avec de la craie) pour se distinguer dans la foule et signifier leur ambition. Cette blancheur symbolisait à la fois la pureté morale revendiquée et la visibilité dans l’espace public. Du même latin « candidus » viennent : « candide » (pur, naïf, sans arrière-pensée), « candeur » (ingénuité), « chandelle » (via « candela ») et même le prénom « Candice ». En français moderne, « candide » a surtout le sens de naïf, rendu universel par le conte philosophique de Voltaire (1759). Cette famille de mots illustre comment une racine latine unique (« candere » = briller de blancheur) a donné naissance à des termes appartenant à des domaines aussi différents que la politique, la psychologie, les prénoms et l’éclairage.
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