🤓☝️1100 faits de Culture Générale

Catégorie : Fait mythologie

  • Izanagi et Izanami créèrent le Japon en remuant la mer avec une lance en pierre précieuse

    Izanagi et Izanami créèrent le Japon en remuant la mer avec une lance en pierre précieuse

    Dans la mythologie shintoïste japonaise, Izanagi (l’homme invitant) et Izanami (la femme invitant) étaient les dieux primordiaux chargés par les divinités célestes de créer les îles et les dieux. Debout sur le Pont flottant du Ciel (arc-en-ciel), ils plongèrent la lance jewelled Ame-no-nuboko dans les eaux primordiales et la remuèrent. Quand ils la retirèrent, les gouttes qui s’en écoulèrent formèrent la première île Onogoro-shima. De leur union naquirent les autres îles japonaises et de nombreux dieux. Izanami mourut en donnant naissance au dieu du feu Kagutsuchi. Izanagi, fou de douleur, descendit aux Enfers (Yomi) pour la ramener, mais la vit corrompue et put s’enfuir en bloquant l’entrée avec un rocher. Il se purifia dans l’eau : de son œil gauche naquit Amaterasu, de son œil droit Tsukuyomi (lune) et de son nez Susanoo.

  • Amaterasu déesse japonaise du soleil se cacha dans une grotte plongeant le monde dans l’obscurité

    Amaterasu déesse japonaise du soleil se cacha dans une grotte plongeant le monde dans l’obscurité

    Amaterasu-Ōmikami, grande déesse shintoïste du soleil et ancêtre mythique de la famille impériale japonaise, commit une retraite cosmique dont les conséquences furent catastrophiques. Son frère Susanoo, dieu des tempêtes, entra dans une fureur destructrice, saccageant les rizières célestes et terrorisant Amaterasu. Traumatisée, elle se réfugia dans la grotte céleste Ama-no-Iwato, plongeant le monde dans une nuit permanente. Les 800 myriades de dieux se rassemblèrent pour la faire sortir. La déesse Ame-no-Uzume dansa une danse suggestive et comique qui fit éclater de rire toute l’assemblée divine. Intriguée par ce rire pendant sa retraite, Amaterasu entrouvrit la porte et fut éblouie par son propre reflet dans un miroir placé devant l’entrée. Les dieux l’empoignèrent et le soleil revint. Ce miroir est l’une des Trois Reliques impériales du Japon.

  • La mythologie slave comprend Perun dieu du tonnerre rival de Veles dieu des morts

    La mythologie slave comprend Perun dieu du tonnerre rival de Veles dieu des morts

    La mythologie slave, moins documentée que les mythologies grecque ou nordique, est reconstituée à partir de textes médiévaux, de folklore et de linguistique comparée. Au cœur de cette mythologie se trouve un conflit cosmique entre Perun, dieu du tonnerre, des éclairs et du ciel (équivalent slave de Zeus ou Thor), et Veles, dieu serpentin des morts, du bétail, de la richesse et du monde souterrain. Perun et Veles s’affrontent éternellement : Veles vole le bétail ou les enfants de Perun qui le poursuit depuis le ciel. Veles se cache sous les arbres, les pierres, dans les rivières. La foudre que frappe Perun détruit les cachettes de Veles. Cette alternance entre orage et calme représente le cycle naturel des saisons. Le dieu Svarog (forge et feu) et la déesse Mokosh (terre et destin féminin) complètent le panthéon principal.

  • Les Valkyries de la mythologie nordique avaient des équivalents dans presque toutes les cultures guerrières

    Les Valkyries de la mythologie nordique avaient des équivalents dans presque toutes les cultures guerrières

    Le concept de femmes divines choisissant les morts sur les champs de bataille est frappant par son ubiquité culturelle. Les Valkyries nordiques ont des parallèles dans la mythologie irlandaise avec les Morrígan (déesses de la guerre aux formes de corbeaux), dans la mythologie grecque avec les Kères (esprits féminins de la mort violente), dans l’Hindouisme avec les Apsaras guerrières, et dans la mythologie slave avec les Vilas ou Rusalkas. Ce phénomène transculturel du ‘féminin de la mort guerrière’ intrigue les mythologues comparatistes. Une théorie suggère que ces figures reflètent les femmes chamanes et guérisseuses qui, dans les sociétés primitives, prenaient soin des guerriers blessés et des mourants sur ou près des champs de bataille, acquérant ainsi une association symbolique avec la mort au combat.

  • Lugh le dieu solaire irlandais maîtrisait tous les arts et gagna sa place par défi

    Lugh le dieu solaire irlandais maîtrisait tous les arts et gagna sa place par défi

    Lugh Lámhfhada (‘Lugh à la longue main’ ou ‘Lugh de la longue portée’) est l’une des divinités les plus importantes de la mythologie irlandaise. Fils d’un dieu et d’une mortelle (ou demi-mortelle), il demanda à entrer dans le palais royal des Tuatha Dé Danann. Le gardien lui demanda quelle était sa compétence. Lugh répondit être forgeron, barde, champion, sorcier, médecin, navigateur, harpiste… Pour chaque talent cité, le gardien répondit que ce spécialiste était déjà présent. Lugh posa alors la question décisive : ‘Avez-vous un seul homme maîtrisant tous ces arts à la fois ?’ Le gardien dut admettre que non, et Lugh entra. Son festival Lughnasadh (1er août) est l’une des quatre grandes fêtes celtiques, célébrant les premières récoltes et encore pratiqué dans le néopaganisme moderne.

  • La mythologie irlandaise décrit un peuple de dieux appelé les Tuatha Dé Danann

    La mythologie irlandaise décrit un peuple de dieux appelé les Tuatha Dé Danann

    Les Tuatha Dé Danann (‘tribus de la déesse Danu’) sont les dieux de la mythologie irlandaise médiévale, consignée dans des textes comme le Lebor Gabála Érenn (Livre des conquêtes d’Irlande). Ce peuple divin aux pouvoirs magiques arriva en Irlande dans des nuées de brume, maîtrisant la magie et les arts. Ils apportèrent quatre trésors sacrés : la Lance de Lugh (invincible), le Chaudron du Dagda (inépuisable), l’Épée de Nuada (imparable) et la Pierre de Fál (révélant le vrai roi). Vaincus par les Milésiens (ancêtres des Irlandais actuels), les Tuatha Dé Danann se retirèrent sous les collines (Sídhe) pour devenir les êtres féeriques du folklore irlandais, les ‘aos sí’. Cette mythologie a profondément influencé J.R.R. Tolkien qui s’en inspira pour créer les Elfes du Seigneur des Anneaux.

  • Le Cernunnos celtique était le seigneur des animaux représenté avec des bois de cerf

    Le Cernunnos celtique était le seigneur des animaux représenté avec des bois de cerf

    Cernunnos est l’une des divinités les plus mystérieuses et les plus emblématiques du panthéon celtique. Représenté assis en position de méditation orientale, coiffé de bois de cerf, entouré d’animaux sauvages et tenant souvent un torque (collier sacré) et un serpent cornu, il est le Maître des animaux et le seigneur de la nature sauvage, de la fertilité et du monde souterrain. Son nom apparaît sur le pilier des Nautes à Paris (Ier siècle après J.-C.). Contrairement aux dieux grecs ou romains, les Celtes écrivirent très peu sur leurs divinités, laissant Cernunnos dans un mystère relatif. Son image est néanmoins universellement reconnue dans l’archéologie celtique. Certains chercheurs voient dans la figure chrétienne du diable cornu une influence de Cernunnos, la christianisation ayant parfois diabolisé les anciennes divinités.

  • Les Celtes croyaient que les druides pouvaient se transformer en animaux et voir l’avenir

    Les Celtes croyaient que les druides pouvaient se transformer en animaux et voir l’avenir

    Les druides étaient la classe sacerdotale, intellectuelle et judiciaire des sociétés celtiques de l’âge du fer en Gaule, en Bretagne et en Irlande. Selon les sources romaines (César, Tacite) et les textes mythologiques irlandais médiévaux (qui conservent des traditions beaucoup plus anciennes), les druides possédaient des pouvoirs extraordinaires : la capacité de se métamorphoser en animaux, de prédire l’avenir, de contrôler le temps, de jeter des sorts et de communiquer avec les esprits. Leur formation durait vingt ans d’apprentissage oral (ils ne mettaient pas leur savoir par écrit). Dans la mythologie irlandaise, des druides légendaires comme Cathbad jouèrent des rôles décisifs dans les grandes épopées. Le gui coupé avec une faucille d’or lors du solstice était leur plante sacrée, utilisée dans des rituels de fertilité et de guérison.

  • Marduk dieu de Babylone tua le monstre primordial Tiamat pour créer l’univers

    Marduk dieu de Babylone tua le monstre primordial Tiamat pour créer l’univers

    L’Enuma Elish est le poème de création babylonien, datant du IIe millénaire avant notre ère. Il raconte comment Marduk, jeune dieu solaire de Babylone, s’imposa comme chef du panthéon en acceptant de combattre Tiamat, le dragon-monstre des eaux salées primordiales, que les autres dieux n’osaient pas affronter. En échange de la victoire, les dieux lui accordèrent la suprématie. Marduk tua Tiamat, coupa son corps en deux : de la moitié supérieure il forma le ciel, de la moitié inférieure la Terre. Avec le sang de Kingu, son lieutenant, il créa les humains pour servir les dieux. Ce mythe de cosmogonie (création du monde par combat) est appelé ‘mythe du combat’ et se retrouve dans d’innombrables cultures : Zeus contre Typhon, Thor contre Jörmungandr, Ra contre Apophis.

  • Inanna déesse sumérienne descendit aux Enfers et fut tuée avant de ressusciter

    Inanna déesse sumérienne descendit aux Enfers et fut tuée avant de ressusciter

    La Descente d’Inanna aux Enfers est l’un des textes mythologiques les plus anciens et les plus fascinants de l’humanité, daté d’environ 1 900 avant notre ère. Inanna, déesse sumérienne de l’amour, de la guerre et de la fertilité, décida de descendre aux Enfers (le Grand En-Bas) gouvernés par sa sœur Ereshkigal. Aux sept portes des Enfers, elle dut abandonner un attribut sacré (bijou, vêtement) à chaque passage, arrivant nue et désarmée devant sa sœur. Ereshkigal la tua et suspendit son cadavre à un crochet. Sa mort provoqua l’arrêt de toute vie sur Terre. Les dieux négocièrent sa résurrection mais elle dut fournir un remplaçant : son époux Dumuzi. Ce mythe de descente et de résurrection est l’un des plus anciens du monde et préfigure des mythes similaires dans d’autres cultures.