🤓☝️1100 faits de Culture Générale

Catégorie : Fait mythologie

  • Typhon le monstre grec le plus terrible faillit détruire l’Olympe entier

    Typhon le monstre grec le plus terrible faillit détruire l’Olympe entier

    Typhon (ou Typhée) est le monstre le plus terrifiant de toute la mythologie grecque, engendré par Gaïa (la Terre) pour venger les Titans vaincus. Sa description dans les textes anciens est époustouflante : corps humain colossal dont les jambes étaient des serpents géants, cent têtes de serpents ou de dragons crachant du feu, voix imitant tous les animaux simultanément, assez grand pour toucher les étoiles. Son attaque fut si terrifiante que tous les dieux de l’Olympe s’enfuirent en Égypte en se métamorphosant en animaux (explication grecque des dieux à têtes d’animaux de la religion égyptienne). Seul Zeus tint bon, et après un combat titanesque pendant lequel Typhon lui arracha les nerfs des bras et des jambes, il réussit à les récupérer et à vaincre le monstre qu’il emprisonna sous l’Etna. Les éruptions volcaniques étaient ses soubresauts furieux.

  • Chaque constellation du zodiac est associée à un mythe grec précis

    Chaque constellation du zodiac est associée à un mythe grec précis

    Les douze constellations du zodiaque correspondent chacune à un mythe grec qui explique comment l’être ou l’objet représenté fut placé dans le ciel. Le Bélier est la Toison d’or. Les Gémeaux sont Castor et Pollux, fils de Zeus. Le Cancer est le crabe envoyé par Héra pour distraire Héraclès lors du combat contre l’Hydre de Lerne (il le piétina mais Héra le plaça dans les étoiles en récompense). Le Lion est le Lion de Némée, premier travail d’Héraclès. La Vierge est Déméter ou Perséphone. La Balance (anciennement liée à la Vierge) représente la justice de Thémis. Le Scorpion tua Orion et fut placé à l’opposé de lui dans le ciel pour les séparer. Le Sagittaire est le centaure Chiron. Le Capricorne est le dieu Pan transformé en chèvre-poisson. Le Verseau est Ganymède. Les Poissons sont Aphrodite et Éros transformés en poissons pour fuir le monstre Typhon.

  • La mythologie nordique prédit exactement la date du Ragnarök selon certaines interprétations

    La mythologie nordique prédit exactement la date du Ragnarök selon certaines interprétations

    La Völuspá (Prophétie de la Voyante), poème de l’Edda poétique islandais datant du Xe ou XIe siècle, décrit avec une précision frappante les signes annonciateurs du Ragnarök. Trois années d’hiver consécutifs sans été (Fimbulwinter), dissolution des liens familiaux et sociaux (guerres fratricides), libération de Loki et de Fenrir. Ces descriptions ont parfois été mis en relation avec des événements climatiques réels : le ‘Petit Âge Glaciaire’ médiéval ou l’impact astronomique. En 2014, des chercheurs du Jorvik Viking Centre d’York prétexèrent, à des fins promotionnelles, que le Ragnarök devait commencer le 22 février 2014. Évidemment, l’événement ne fut qu’une fête costumée. La fascination persistante pour la précision du mythe nordique témoigne de sa puissance narrative unique parmi les apocalypses mythologiques mondiales.

  • Psyché accomplit quatre tâches impossibles pour rejoindre Éros dans l’Olympe

    Psyché accomplit quatre tâches impossibles pour rejoindre Éros dans l’Olympe

    Le mythe d’Éros et Psyché est l’un des plus complets de la mythologie gréco-romaine, raconté par Apulée au IIe siècle. Psyché, jeune mortelle si belle qu’elle suscitait la jalousie d’Aphrodite, fut unie à Éros (qu’elle ne pouvait voir). Poussée par ses sœurs jalouses, elle alluma une lampe pendant son sommeil : une goutte d’huile brûlante le réveilla et il s’envola. Pour retrouver son amour, Psyché dut accomplir quatre tâches imposées par Aphrodite : trier un tas de graines mélangées en une nuit (aidée par des fourmis), rapporter la laine d’or des béliers du soleil (guidée par des roseaux), remplir une urne dans les eaux du Styx (aidée par l’aigle de Zeus), et rapporter depuis les Enfers la beauté de Perséphone dans une boîte (qu’elle ouvrit, s’endormant d’un sommeil de mort). Éros la réveilla et Zeus, ému, l’immortalisa. Psyché (âme en grec) est une allégorie de l’âme humaine s’élevant vers l’amour divin.

  • Éros fils d’Aphrodite était aveugle pour symboliser que l’amour est aveugle

    Éros fils d’Aphrodite était aveugle pour symboliser que l’amour est aveugle

    Éros (Cupidon chez les Romains), dieu de l’amour et du désir dans la mythologie grecque, est l’une des divinités dont la représentation a le plus évolué au cours de l’Antiquité. Dans les plus anciens textes (Hésiode), il est une force cosmique primordiale, l’une des premières puissances de l’univers, sans forme définie. Progressivement, il fut représenté comme un beau jeune homme puis, à partir de l’époque hellénistique, comme un enfant potelé ailé muni d’un arc et de flèches. La représentation d’Éros aveugle (ou les yeux bandés) apparut à la Renaissance pour symboliser l’arbitraire et l’irrationalité de l’amour, qui frappe sans tenir compte de la raison ni du mérite. Ses flèches d’or inspiraient l’amour, ses flèches de plomb repoussaient. Le mythe d’Éros et Psyché, raconté dans L’Âne d’or d’Apulée, est l’un des plus beaux contes d’amour de l’Antiquité.

  • Atlas fut condamné à porter le ciel sur ses épaules et non la Terre comme on le croit souvent

    Atlas fut condamné à porter le ciel sur ses épaules et non la Terre comme on le croit souvent

    L’image emblématique d’Atlas portant le monde sur ses épaules est en réalité une erreur d’interprétation qui s’est perpétuée depuis la Renaissance. Dans les textes originaux de la mythologie grecque (Hésiode, Homère), Atlas le Titan condamné par Zeus après la Titanomachie portait le voûte céleste (ouranos), c’est-à-dire le ciel ou la voûte des étoiles, et non la boule de la Terre. Cette confusion s’est produite au XVIe siècle lorsque le cartographe flamand Mercator publia un recueil de cartes représentant Atlas portant un globe terrestre sur la couverture, popularisant cette image erronée. Depuis, le mot ‘atlas’ désigne universellement un recueil de cartes géographiques. La chaîne de montagnes de l’Atlas en Afrique du Nord tire son nom du Titan, selon le mythe où Persée pétrfia Atlas avec la tête de Méduse.

  • Les Sirènes de la mythologie grecque étaient mi-femmes mi-oiseaux et non mi-poissons

    Les Sirènes de la mythologie grecque étaient mi-femmes mi-oiseaux et non mi-poissons

    Contrairement à l’image populaire des sirènes (femmes à queue de poisson) héritée du Moyen Âge, les Sirènes de la mythologie grecque originale étaient des créatures mi-femmes mi-oiseaux : corps de femme avec ailes et serres d’oiseau. Elles vivaient sur une île rocheuse jonchée d’ossements de marins séduits par leur chant irrésistible. Leur chant était d’une beauté si envoûtante que les marins qui l’entendaient oubliaient tout et se laissaient dériver vers les récifs pour mourir. Dans l’Odyssée, Ulysse fit boucher les oreilles de ses rameurs avec de la cire et se fit attacher au mât pour entendre leur chant sans pouvoir y céder. Les Argonautes, eux, survécurent car Orphée joua de sa lyre plus magnifiquement encore que les Sirènes ne chantaient. La transformation en femmes-poissons est une évolution médiévale et renaissance du mythe, fusionnant les sirènes grecques avec les ondines et nymphes aquatiques germaniques.

  • Circé la magicienne transforma les compagnons d’Ulysse en porcs avec une boisson enchantée

    Circé la magicienne transforma les compagnons d’Ulysse en porcs avec une boisson enchantée

    Circé, magicienne de l’île d’Éa dans l’Odyssée d’Homère, était la fille du soleil Hélios et de la nymphe Persé. Maîtresse des herbes magiques et des philtres, elle accueillit les compagnons d’Ulysse avec une boisson mielleuse mêlée de drogues puis les frappa de sa baguette, les transformant en porcs (gardant leur conscience humaine dans des corps de bêtes). Hermès prévint Ulysse et lui remit une herbe magique protectrice (la moly). Ulysse résista à son charme et la menaça de son épée, obtenant qu’elle rende forme humaine à ses hommes. Il séjourna un an dans l’île de Circé. Elle devint son amante et lui révéla comment descendre aux Enfers pour consulter l’ombre du devin Tirésias. Le personnage de Circé, femme indépendante et puissante utilisant sa magie pour dominer les hommes, est l’une des figures féminines les plus complexes de la mythologie grecque.

  • La Gorgone Sthéno était la plus meurtrière mais la moins connue des trois sœurs

    La Gorgone Sthéno était la plus meurtrière mais la moins connue des trois sœurs

    On connaît généralement Méduse parmi les trois Gorgones de la mythologie grecque, oubliant ses sœurs Sthéno et Euryale. Pourtant, c’est Sthéno (la puissante) qui était la plus meurtrière des trois : elle aurait tué plus de guerriers à elle seule que ses deux sœurs réunies. Contrairement à Méduse qui était mortelle (et fut tuée par Persée), Sthéno et Euryale étaient immortelles et ne pouvaient donc pas être tuées. Les Gorgones habitaient dans le pays des Hyperboréens, aux confins du monde occidental (parfois situé en Libye dans les textes antiques). Leur regard pétrifiant, leur chevelure de serpents et leurs ailes d’or en faisaient des créatures terrifiantes. Mais Sthéno, malgré sa puissance supérieure, n’apparaît que marginalement dans les mythes, laissant la vedette à sa sœur plus connue car vulnérable.

  • Bellérophon voulut rejoindre l’Olympe sur Pégase et fut aveuglé par les dieux

    Bellérophon voulut rejoindre l’Olympe sur Pégase et fut aveuglé par les dieux

    Bellérophon est l’archétype du héros victime de son propre orgueil dans la mythologie grecque. Doté du cheval ailé Pégase, il accomplit des exploits extraordinaires : tua la Chimère (monstre hybride crachant du feu), vainquit les Amazones, triompha des Solymes. Invaincu, acclamé, il commença à croire se situer à égalité avec les dieux et tenta de s’envoler jusqu’à l’Olympe sur Pégase pour rejoindre les dieux. Zeus, offensé par cette hubris, envoya un taon piquer Pégase. Le cheval fit une ruade et Bellérophon chuta de très haut. Il survécut mais fut aveuglé (ou rendu boiteux), condamné à errer seul sur la Terre jusqu’à la fin de sa vie, évité des humains et des dieux. Son destin illustre la limite absolue imposée par les dieux grecs : les mortels ne peuvent pas devenir des dieux, et toute tentative sera punie.