La langue française a reçu un apport arabe considérable, estimé entre 2 000 et 5 000 mots selon les dictionnaires étymologiques, via plusieurs voies : l’Espagne médiévale (al-Andalus, XIe-XVe siècles), les Croisades (XIe-XIIIe siècles), le commerce méditerranéen, la colonisation de l’Afrique du Nord et du Levant (XIXe-XXe siècles). Ces emprunts couvrent de nombreux domaines. En sciences et mathématiques : algèbre (al-jabr), algorithme (al-Khwarizmi, mathématicien), algèbre, zéro (sifr), chiffre (sifr), alchimie (al-kīmiyā), alcool (al-kuhl), alambic. En astronomie : zénith, nadir, almanach, azimut. En tissu et vêtement : coton, satin, mousseline, cachemire, taffetas. En commerce : douane, tarif, magasin (makhāzin, entrepôts), bazar, caravane. En alimentation : sucre (sukkar), sirop, safran, abricot (al-barquq), artichaut (al-kharshuf), épinard, citron. Ce flux d’emprunts reflète l’avance scientifique, commerciale et culturelle du monde arabo-islamique entre le VIIIe et le XIIe siècle, quand Bagdad, Cordoue et Le Caire étaient les capitales intellectuelles du monde.
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