Les pieuvres se déplacent de trois façons distinctes selon le contexte : la marche (elles rampent sur leurs huit bras, utilisant les ventouses pour adhérer aux surfaces), la nage par jets (elles propulsent de l’eau via leur siphon en mode réaction pour fuir rapidement), et le vol à voile (elles écartent leurs bras et flottent). Plus surprenant : certaines espèces comme Abdopus aculeatus ont été filmées marchant sur deux bras seulement (locomotion bipède), les six autres servant à les camoufler en imitant une boule d’algues flottante — déplacements sur deux bras sans se faire repérer. Leurs bras sont composés de fibres musculaires dans trois orientations différentes (longitudinale, transverse, oblique) sans aucun os rigide, ce qui leur permet de s’allonger, se contracter, se tordre et s’aplatir dans n’importe quelle direction. Chaque bras contient un mini-réseau nerveux autonome capable de coordonner des mouvements locaux sans instructions du cerveau central — ce qui explique pourquoi un bras d’une pieuvre décapitée continue à se déplacer et à attraper des proies pendant des heures après la mort.
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