L’un des faits les plus tristes et méconnus sur les cétacés est que lorsqu’une grande baleine (baleine bleue, cachalot, rorqual) s’échoue vivante sur une plage, elle peut mourir non seulement par déshydratation ou noyade (si la marée la recouvre) mais aussi littéralement écrasée par son propre poids. Dans l’eau, la flottabilité soutient les organes internes et la cage thoracique d’un mammifère de 60-180 tonnes. Sur terre ferme, ce poids écrase les poumons, comprimant leur capacité jusqu’à rendre la respiration impossible, et peut déchirer des vaisseaux sanguins internes. Des autopsies de baleines échouées mortes ont montré des fractures spontanées de côtes et des ruptures d’organes internes causées par la seule gravité. La mort peut survenir en quelques heures pour les grandes espèces. De plus, la thermorégulation (maintenue par l’eau) cesse et la baleine surchauffe rapidement. Les équipes de sauvetage en cas d’échouage utilisent des pompes à eau pour mouiller constamment la peau de l’animal et des élévateurs hydrauliques pour réduire la pression. Les chances de survie d’une grande baleine échouée restent très faibles.
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