À la fin du Crétacé, la Roumanie actuelle faisait partie d’un archipel d’îles méditerranéennes (Haţeg), et les dinosaures qui y vivaient sont devenus des exemples classiques du ‘nanisme insulaire’ — un phénomène où les populations isolées sur des îles tendent à rapetisser au fil des générations faute de ressources suffisantes. Magyarosaurus dacus, sauropode de Haţeg, ne mesurait que 6 mètres, alors que ses cousins continentaux atteignaient 20-30 mètres. Telmatosaurus transsylvanicus, un hadrosaure, était également nain. Zalmoxes, un rhabdodontidé, mesurait seulement 2-3 mètres. À l’inverse, certains prédateurs comme Balaur bondoc (‘dragon puissant’) étaient proportionnellement plus grands sur ces îles. Le chasseur Franz Nopcsa von Felső-Szilvás, aristocrate transylvanien et paléontologue amateur autodidacte, fut le premier à identifier et décrire ces dinosaures nains au début du XXe siècle.
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