Lors de la conquête de l’Amérique centrale, le frère franciscain Diego de Landa fit brûler à Mani (Yucatan) en 1562 des dizaines de manuscrits mayas (códices), les considérant comme des instruments du diable. Cet autodafé est l’une des plus grandes pertes culturelles de l’histoire : on pense qu’il existait des milliers de livres mayas sur l’astronomie, les mathématiques, l’histoire et la religion. Seulement quatre codes mayas ont survécu jusqu’à nos jours (Dresde, Madrid, Paris et Grolier), chacun portant les noms des villes où ils sont conservés. De Landa lui-même a ironiquement consigné beaucoup de ce qu’il avait détruit dans son propre livre.
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