Les récifs coralliens sont parfois appelés ‘la pharmacie de la mer’ — ils sont la source de certains des composés bioactifs les plus prometteurs de la médecine moderne. L’Ara-C (cytarabine), dérivé d’une éponge des Caraïbes (Cryptotethia crypta), est devenu l’un des premiers médicaments anticancéreux issus de la mer (leucémie, lymphome). L’AZT (zidovudine), premier médicament anti-VIH, est également dérivé d’organismes marins récifaux. Plus de 20 000 composés bioactifs ont été isolés de l’environnement marin, avec un taux de succès en développement pharmaceutique supérieur aux composés terrestres. Des toxines de cône (Conus magus) ont donné le Ziconotide (Prialt), antidouleur 1 000 fois plus puissant que la morphine sans risque de dépendance. Des éponges et gorgones produisent des composés anti-inflammatoires, antibiotiques et antiviraux inédits. L’ironie dramatique : les récifs qui pourraient fournir les médicaments contre le cancer de demain disparaissent à grande vitesse sous l’effet du blanchissement corallien — une ressource médicale irremplaçable en train de se perdre avant même d’avoir été explorée.
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