Les poissons vivant dans les zones abyssales et hadales (au-delà de 2 000 mètres) présentent des adaptations morphologiques radicales face aux pressions extrêmes (200 à 1 100 atmosphères). Leurs tissus sont riches en TMAO (triméthylamine oxyde), une molécule qui stabilise les protéines sous haute pression et empêche leur dénaturation. Leurs cellules contiennent des membranes lipidiques plus fluides (plus riches en acides gras insaturés) pour maintenir leur perméabilité sous pression. La plupart n’ont pas de vessie natatoire (qui s’écraserait) et flottent plutôt par des dépôts de graisses légères. Certains poissons des grandes profondeurs comme le poisson des hadaux (Pseudoliparis swirei, trouvé à 8 178 mètres dans la fosse des Mariannes, le plus profond jamais filmé) ont des corps gélatineux et translucides — leurs muscles sont 70% eau et peu denses, leur os réduit au minimum. Le poisson des hadaux n’existe qu’à ces profondeurs extrêmes — ramené à la surface, la pression diminuée détruirait ses protéines. En 2023, une espèce inconnue de poisson-limace fut filmée à 8 336 mètres — un nouveau record.
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