Le mot « avatar » a révolutionné notre rapport à l’identité numérique

Fait langue francaise etymologie

L’appropriation numérique du mot « avatar » (du sanskrit — voir entrée précédente) a créé un nouveau concept anthropologique : la représentation de soi dans les espaces virtuels. Cette notion, explorée dès 1992 par Neal Stephenson dans son roman cyberpunk « Snow Crash » (qui théorisa aussi le terme « métavers »), est devenue centrale dans la culture numérique. Un avatar permet de choisir une représentation qui peut différer radicalement de son corps physique — changement de genre, d’âge, d’espèce, de couleur de peau. Des études de psychologie numérique (Proteus Effect, Nick Yee, 2007) ont montré que le comportement des utilisateurs change selon leur avatar : les personnes utilisant un avatar grand et imposant négocient plus agressivement, celles avec un avatar attrayant se comportent plus socialement. Des thérapies psychologiques utilisent des avatars VR pour le traitement de phobies et de PTSD. La question juridique de l’identité de l’avatar (propriété, droits, crimes commis dans le métavers) est un domaine émergent du droit numérique. En japonais, « avutā » (アバター) est un emprunt direct au français/anglais — preuve que la globalisation linguistique s’opère souvent par chaîne.

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