La pieuvre (poulpe) est un prédateur sophistiqué de mollusques et crustacés. Pour ouvrir des coquillages fermés (moules, palourdes), elle utilise plusieurs stratégies. La plus directe : elle force l’ouverture avec ses bras, parfois assistée par un outil (caillou en levier). Plus sophistiqué : elle perce un trou dans la coquille avec son bec chitineux tranchant, puis injecte sa salive (mélange d’enzymes digestives et de tétrodotoxine chez certaines espèces — le même poison que le fugu) qui paralyse et pré-digère les chairs de l’intérieur. Elle aspire ensuite le contenu liquéfié. Des recherches ont montré que les pieuvres connaissent le ‘point de faiblesse’ anatomo-mécanique précis de différentes espèces de proies (la charnière d’une moule, la suture d’un crabe) et l’attaquent en priorité — preuve d’un apprentissage et d’une modélisation cognitive de la proie. Des biologistes marins ont trouvé des ‘jardins’ devant les tanières des pieuvres : des amas de coquilles vides de leurs proies accumulées au fil du temps — témoignant d’un territoire alimentaire stable et d’un comportement systématique de collecte et retour au gîte.
💡 En savoir plus 👇

