Les Amazones de la mythologie grecque formaient une société matriarcale de guerrières redoutables, supposément localisées sur les rives de la mer Noire ou du Caucase. Selon l’étymologie populaire grecque, leur nom viendrait de ‘a-mazos’ (sans sein) car elles se brûlaient ou se coupaient le sein droit pour ne pas gêner le mouvement de leur bras lors du tir à l’arc. Cette étymologie est cependant contestée par les linguistes modernes qui y voient plutôt une origine iranienne. Les Amazones apparaissent dans de nombreux mythes grecs : elles combattirent Héraclès (neuvième travail), participèrent à la guerre de Troie du côté des Troyens avec leur reine Penthésilée, et furent vaincues par Thésée. Des fouilles archéologiques ont retrouvé des sépultures de femmes scythes armées correspondant au mythe.
Catégorie : Fait mythologie
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Le phénix renaissait de ses cendres tous les 500 ans selon la mythologie égyptienne et grecque
Le phénix est l’un des symboles mythologiques les plus puissants et universels de l’histoire humaine. Dans la mythologie égyptienne, l’oiseau Benu était associé au soleil et à la résurrection d’Osiris. Les Grecs reprirent ce mythe sous la forme du phénix (phoenix), un oiseau unique au monde d’une beauté extraordinaire aux plumes rouges et or. À la fin de sa vie (tous les 500 ans selon Hérodote, 1 461 ans selon d’autres sources), le phénix construisait son nid avec des herbes aromatiques et s’y laissait consumer par les flammes du soleil. Des cendres naissait un jeune phénix qui emportait les restes de son prédécesseur à Héliopolis, ville sacrée du soleil en Égypte. Ce mythe de mort et renaissance a été adopté par le christianisme comme symbole de la résurrection.
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Shiva danse la création et la destruction de l’univers dans la mythologie hindoue
Nataraja (seigneur de la danse) est l’une des représentations les plus iconiques de Shiva, troisième grande divinité hindoue. Dans cette forme, Shiva danse le Tandava, danse cosmique qui maintient les cycles de création, de préservation et de destruction de l’univers. Sa danse dans un cercle de feu symbolise le flux constant du cosmos. Ses quatre bras tiennent le tambour du temps, une flamme destructrice, effectuent des gestes de protection et de grâce. Sa jambe droite écrase Apasmara, le démon de l’ignorance. Ses cheveux emmêlés contiennent la rivière Ganga. La statue Nataraja du CERN à Genève, offerte par le gouvernement indien, symbolise la relation entre physique des particules et cosmologie hindoue. Shiva représente l’idée que destruction et création sont les deux faces d’une même réalité cosmique.
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Le Mahabharata hindou est 10 fois plus long que l’Iliade et l’Odyssée réunies
Le Mahabharata est l’épopée fondatrice de la civilisation indienne et l’une des œuvres littéraires les plus volumineuses jamais produites par l’humanité. Avec ses 100 000 versets et ses 1,8 million de mots, il est environ dix fois plus long que l’Iliade et l’Odyssée d’Homère réunies, et quatre fois plus long que la Bible. Il raconte la guerre entre les Pandavas et les Kauravas pour le royaume de Hastinapura. Au cœur du Mahabharata se trouve la Bhagavad Gita, dialogue philosophique entre le dieu Krishna et le guerrier Arjuna au seuil de la bataille, considérée comme l’un des textes spirituels les plus importants de l’humanité. Le Mahabharata contient la phrase célèbre : ‘Ce qui n’est pas ici n’est nulle part.’
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Dans la mythologie hindoue, Vishnu s’est incarné dix fois pour sauver le monde
Vishnu, l’une des trois grandes divinités du panthéon hindou avec Brahma et Shiva, est le dieu préservateur de l’univers. Selon la tradition hindoue, il descend sur Terre sous forme d’avatars (incarnations physiques) chaque fois que l’équilibre cosmique est menacé. Ses dix avatars principaux (Dashavatar) incluent Matsya le poisson, Kurma la tortue, Varaha le sanglier, Narasimha l’homme-lion, Vamana le nain, Parashurama le guerrier, Rama le prince vertueux, Krishna le berger divin, Bouddha (l’historique Siddhartha Gautama intégré au panthéon hindou), et Kalki, l’avatar futur qui viendra à la fin du monde actuel. La notion d’avatar dans la culture numérique actuelle (représentation virtuelle) vient directement de ce concept hindou.
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Gilgamesh est le premier héros de l’histoire de la littérature mondiale
L’Épopée de Gilgamesh, rédigée en cunéiforme sur des tablettes d’argile sumériennes il y a environ 4 200 ans, est la plus ancienne œuvre littéraire connue au monde et présente le premier héros narratif de l’histoire de l’humanité. Gilgamesh, roi historique d’Uruk (actuel Irak), est décrit comme étant aux deux tiers divin et un tiers humain. L’épopée raconte son amitié avec l’homme sauvage Enkidu, leur combat contre le démon Humbaba, le taureau céleste, et la quête d’immortalité de Gilgamesh après la mort d’Enkidu. Cette épopée contient également un récit de déluge quasi identique à celui de Noé dans la Bible, rédigé des siècles avant ce dernier. Elle préfigure les grandes questions existentielles encore explorées en littérature : l’amitié, la mort, la quête de sens.
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Ra traversait les douze heures de la nuit dans sa barque pour renaître au matin
Ra (ou Rê), dieu solaire suprême de l’Égypte ancienne, effectuait chaque jour le même voyage cosmique. Le matin, il naissait sous la forme de Khépri (le scarabée) à l’horizon est. La journée, il traversait le ciel dans sa barque solaire Mandjet, à son zénith sous la forme de Ra. Le soir, il plongeait à l’horizon ouest sous la forme d’Atoum, le vieillard. La nuit représentait son voyage périlleux à travers les douze heures des Enfers (la Douat), combattant chaque nuit le serpent Apophis, incarnation du chaos, aidé par les autres dieux. Ce combat recommençait sans fin : si Apophis avait gagné, le soleil ne se serait jamais levé. Cette cosmologie solaire explique le culte central du soleil dans la civilisation égyptienne et la construction des temples orientés à l’est.
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Osiris fut tué par son frère Seth et ressuscité par sa sœur-épouse Isis
Le mythe d’Osiris est l’un des plus importants de toute la mythologie égyptienne. Osiris, roi civilisateur d’Égypte, fut assassiné par son frère Seth, jaloux de sa puissance et de sa popularité. Seth découpa le corps d’Osiris en quatorze (ou seize selon les versions) morceaux qu’il dispersa à travers tout l’Égypte. Sa femme et sœur Isis, déesse de la magie, entreprit un voyage pour retrouver tous les fragments, les réassembla et, grâce à sa magie, redonna brièvement vie à Osiris, suffisamment longtemps pour concevoir leur fils Horus. Osiris devint alors le dieu des morts et du jugement des âmes, régnant sur le royaume des morts. Horus vengea son père en combattant Seth. Ce mythe influença profondément les croyances égyptiennes sur la mort, la résurrection et la royauté.
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Anubis pesait le cœur des défunts face à la plume de Maât dans la mythologie égyptienne
Dans la mythologie égyptienne antique, le jugement des âmes après la mort était d’une précision symbolique remarquable. Anubis, dieu à tête de chacal protecteur des morts, conduisait l’âme du défunt dans la Salle des Deux Vérités. Là se déroulait la psychostasie : le cœur du mort (siège de l’âme et de la conscience) était placé sur un plateau d’une balance divine, et la plume de Maât (déesse de la vérité, de la justice et de l’ordre cosmique) sur l’autre. Si le cœur était plus léger que la plume, le défunt accédait au Champ des Roseaux, paradis égyptien. Si le cœur était alourdi par les fautes, il était dévoré par Ammout, une créature hybride lionne-hippopotame-crocodile, et l’âme disparaissait définitivement. Thot notait le résultat sur ses tablettes.
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Les Valkyries choisissaient les guerriers morts dignes d’entrer au Valhalla
Les Valkyries (littéralement ‘celles qui choisissent les morts’) étaient des vierges guerrières au service d’Odin dans la mythologie nordique. Lors des batailles, elles survolaient les champs de bataille et désignaient ceux qui devaient mourir, puis accompagnaient leurs âmes au Valhalla, le palais d’Odin. Les guerriers choisis devenaient les Einherjar, une armée de morts d’élite qui s’entraînait chaque jour pour combattre lors du Ragnarök. Au Valhalla, les Einherjar festoyaient chaque soir, mangeant le sanglier Sæhrímnir qui ressuscitait chaque matin et buvant la bière coulant des mamelles de la chèvre Heiðrún. Les guerriers non retenus par les Valkyries allaient au Hel, royaume plus sombre gouverné par la déesse Hel, fille de Loki.

